Teochew par construction
Les sons du teochew

Lire le teochew, huit tons à reconnaître.

Huit tons notés par des accents, des syllabes coupées net en -h, -p ou -k, des voyelles nasales notées ⁿ, et la voyelle ṳ, l’un des sons les plus typiques de la langue. Le Pe̍h-ūe-jī (« écriture de la langue parlée »), mis au point au XIXᵉ siècle à Shantou, transcrit chaque syllabe en lettres latines ; vous croiserez aussi le Peng’im, système officiel de 1960, qui note le ton par un chiffre (ua2 pour uá). Prononciation de Chaozhou.

le voyageur, carnet ouvert, déchiffre l’enseigne en bois sculpté et doré d’une vieille boutique de la rue Paifang à Chaozhou
汝
lṳ́汝好
Les tons et les sons

Les sons à connaître

Choisissez un groupe, puis un son. Écoutez-le dans des mots courants, à vitesse normale ou lentement.

Son

Les règles de lecture

Un caractère, une syllabe, un ton.

茶 · 麵
La marque fait le mot
En Pe̍h-ūe-jī, l’accent posé sur la voyelle note le ton : 茶 tê (thé), 麵 mī (nouilles), 有 ǔ (avoir). Oublier la marque, c’est écrire un autre mot.
北 · 食
Deux tons coupés
Les tons 4 et 8 n’existent que sur les syllabes qui finissent par -h, -p ou -k, arrêtées net : 北 pak (bas, sans marque), 食 tsia̍h (haut, trait vertical).
潮州
Le ton change dans la phrase
Devant une autre syllabe du même groupe, presque chaque syllabe change de hauteur : dans 潮州 Tiê-tsiu, tiê se dit bas. Le Pe̍h-ūe-jī écrit toujours le ton de base, celui du mot isolé.
飯 · 館
Ni -t ni -n
Le teochew ne finit aucune syllabe par -t ni par -n : il les a fondus dans -k et -ng. 飯 se dit pūng, 館 kuáng.
愛 · 欲
Une écriture peu fixée
Le teochew parlé a ses caractères à lui (汝, 伊, 啉, 唔, 嫑), mais aucune norme officielle : « vouloir » s’écrit 愛 ou 欲, « ne pas vouloir » 嫑 ou 勿. Journaux et documents emploient le chinois standard, lu à la teochew.
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